11 novembre, une journée pour ne pas oublier…

Tableau représentant la signature de l’armistice de 1918 dans le wagon-salon du Maréchal Foch / cc WikipédiaL’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 05h15, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l’Allemagne, mais il ne s’agit pas d’une capitulation au sens propre.

Le cessez-le-feu est effectif à onze heures, entraînant dans l’ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d’une guerre qui a fait plus de 18 millions de morts et des millions d’invalides ou de mutilés. Les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d’État-Major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

Plus tard, en 1919, à Versailles, sera signé le traité de Versailles.

11 novembre, hommages et commémorations

En 1920 apparaît l’idée de rendre hommage aux soldats morts pour la France mais non identifiés. À la suite d’une loi votée à l’unanimité par le Parlement, la dépouille mortelle d’un soldat parmi plusieurs autres, choisi dans la citadelle de Verdun, est placée, le 11 novembre 1920, dans une chapelle ardente à l’Arc de Triomphe. Le 28 janvier 1921 le soldat est inhumé sous l’Arc de Triomphe dans la tombe du Soldat inconnu. Ce n’est que trois ans plus tard, le 11 novembre 1923, qu’est allumée, par André Maginot, ministre de la Guerre, la flamme qui ne s’éteint jamais, donnant au tombeau du Soldat inconnu une forte portée symbolique et politique.

Le 11 novembre est un jour férié en France (jour du Souvenir depuis la loi du 24 octobre 1922). Le rituel classique observé par le Président de la République française qui porte en cette journée le Bleuet de France à la boutonnière, est de déposer une gerbe tricolore devant la statue de Georges Clemenceau, symbole de la victoire de la Grande Guerre, puis de remonter les Champs-Élysées escorté par les cavaliers de la Garde républicaine, passer les troupes en revue sur la place Charles-de-Gaulle, puis se recueillir sur la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. Avec la mort du dernier poilu français Lazare Ponticelli en 2008 et du dernier vétéran de la Grande guerre Claude Choules le 5 mai 2011, le Président de la République Nicolas Sarkozy rend hommage, le 11 novembre 2011, non plus uniquement aux combattants de la Première guerre mondiale mais aux treize militaires français morts en Afghanistan, les derniers soldats en date « morts pour la France« , à l’instar du Memorial Day américain. Il annonce le dépôt d’un projet de loi pour faire de cet anniversaire une journée « de commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France« , choix entériné par le Parlement le 20 février 2012. Son successeur François Hollande choisit la continuité mémorielle en honorant le 11 novembre 2012 la mémoire de tous les soldats décédés en opération.

En Pologne (jour de l’indépendance), c’est une journée de commémoration annuelle observée en Europe et dans les pays du Commonwealth. Aux États-Unis, sa commémoration a été étendue à tous les vétérans de guerre.

L’Allemagne ne pouvant commémorer ce jour de défaite, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (Service pour l’entretien des sépultures militaires allemandes) fondé en 1919 propose en 1920 le Volkstrauertag (Jour national de deuil pour les soldats allemands morts à la guerre) dont la première cérémonie a lieu en 1926 et est fixée le deuxième dimanche avant le premier dimanche de l’Avent.

Source : Wikipédia

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