Positivons ! Embouteillages, il suffirait quelque soit la ville d’1% de conducteurs en moins pour éviter les bouchons

Embouteillage / © Alexandra Gl - FotoliaLe mois dernier à San Francisco, Tom Vanderbilt, auteur du best-seller « Traffic » relatif à la problématique du trafic routier, a participé à une conférence au cours de laquelle il a présenté un intéressant rapport sur la congestion du trafic comme l’a noté The Atlantic Cities.

Chaque matin, c’est la même rengaine : vous êtes bloqués dans les embouteillages. Vous n’avancez pas, vous vous énervez, vous insultez le conducteur d’à côté, vous pestez contre vous-même : « Mais pourquoi je ne suis pas parti plus tôt ? J’aurais évité les bouchons« . Et pourtant, à y regarder de plus près, rien ne sert de s’emporter : il existe une explication logique aux problèmes de circulation.

Tout d’abord, celui-ci affirme que la plupart des problèmes de circulation ne sont pas dus à des problèmes d’entretien de route ou aux autres automobilistes. En réalité, selon Tom Vanderbilt, le premier fautif n’est autre que le conducteur lui-même. « Le conducteur d’une voiture individuelle ne peut plus comprendre le système du trafic » affirme-t-il. Mais une fois dit cela, rien n’est résolu. C’est pourquoi, pendant 20 minutes, il s’est efforcé de démontrer en trois points le pourquoi du comment de la création d’un embouteillage.

Le concept de files ou de voies

En effet, selon Tom Vanderbilt, beaucoup de conducteurs ne comprennent pas ou ont du mal à assimiler ce principe. L’auteur prend l’exemple d’un accident ou de travaux sur la route : très souvent dans ces situations, sur une double voie la circulation se réduit à une seule. Le problème est que la majorité des automobilistes aura tendance à se rétracter le plus tôt possible sur la file qui avance. Les conducteurs le font surtout par politesse ou en se disant que faire l’inverse aggraverait la congestion. En réalité, selon lui, il faudrait fonctionner de manière inverse car plus nous restons longtemps sur la même voie, plus le bouchon devient important. Ce qui a pour conséquence, remarque-t-il, d’augmenter l’agressivité au volant.

Maintenir une vitesse constante

Ensuite, selon Tom Vanderbilt, il est nécessaire que le conducteur maintienne au maximum une vitesse constante. L’auteur assure que les automobilistes ont bien du mal à agir de la sorte ou à rester de manière régulière derrière un autre chauffeur, ce qui a pour conséquence de rendre la circulation beaucoup moins lisse qu’elle ne devrait l’être. Pour confirmer ses propos, il reprend une étude menée il y a quelques années par des scientifiques japonais. Ceux-ci avaient regroupé sur un circuit fermé un certain nombre de pilotes. L’expérience consistait à faire en sorte que tous les conducteurs roulent à la même vitesse et conservent donc la même distance entre leurs voitures. Au bout de quelques tours, il avait été constaté que ceux-ci n’y arrivaient pas. Au final : le trafic devient de plus en plus dense au fil des tours et un bouchon se forme.

Le véhicule, responsable de la congestion du trafic

Enfin, le dernier responsable de la congestion du trafic est le véhicule lui-même. En effet, Tom Vanderblit assure que nous aurions tout intérêt à utiliser les transports en commun mis à notre disposition plutôt que notre propre voiture. Il estime en effet que ceux-ci sont plus fiables et au final engendrent moins d’embouteillages. Il argumente son propos en mettant en avant une récente étude menée à Boston qui a permis de constater que développer de 1% les navettes et autres transports de ce type permettrait de réduire les bouchons de… 18% ! Autre solution envisagée : la multiplication de la voiture autonome. Il s’agit d’un véhicule lambda équipé d’une multitude de capteurs (caméras, radars, sonars, lidars, etc) qui lui permet de rouler automatiquement, sans pilote, en trafic réel. L’exemple le plus connu d’une voiture autonome est le véhicule Google circulant dans les rues des villes afin d’améliorer la précision des Google Maps et des Google Street View.

Il existe une dernière explication, reprise par le site d’informations Slate, à la formation des embouteillages. Les bouchons seraient tout simplement la conséquence d’un problème d’offre et de demande : « l’offre, c’est la capacité de la route (ou le nombre de voitures qu’elle peut accueillir) ». Par exemple, une voie d’autoroute standard permet d’accueillir environ 2 000 voitures roulant à 130 km/h en une heure, tandis que la demande correspond « aux nombres de déplacements que les usagers veulent effectuer, à un moment et un endroit précis ». Ainsi, « un embouteillage se déclenche à l’instant et à l’endroit où la demande dépasse l’offre : c’est-à-dire si 8 000 voitures se retrouvent sur une autoroute à trois voies qui ne peut contenir que 6 000 voitures, c’est le bouchon ! ».

Désormais, avec toutes les informations ci-dessus, vous savez comment réagir en cas de bouchons.

Source : avec l’aimable autorisation de www.touslesjoursunebonnenouvelle.fr
Photo : © Alexandra Gl – Fotolia

2 réflexions au sujet de « Positivons ! Embouteillages, il suffirait quelque soit la ville d’1% de conducteurs en moins pour éviter les bouchons »

  1. La traduction du texte d’origine est inexacte pour la partie « Le concept de files ou de voies ».
    Le dernier paragraphe dit l’inverse de l’article d’origine:
    « In fact, says Vanderbilt, traffic would be much better off if cars stayed in both lanes then merged at the very end, one by one, like a zipper. It’s safer (fewer lane changes), it reduces back-ups (often up to 40 percent), and it quenches road rage (still on the rise). »

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