Barrières de dégel, le point sur la situation dans le Tarn

Barrières de dégel - Limitation de tonnage aux vehicues de plus de 12 tonnesLe gel est encore présent dans la quasi-totalité des chaussées soumis aux barrières. Il se situe à une profondeur variable en fonction les secteurs géographiques. De 5 à 15 cm dans le secteur castrais jusqu’à 30 cm voire plus dans les monts de Lacaune. Les investigations de mesures de profondeur de gel vont continuer, accompagnées depuis aujourd’hui mercredi 22 février de mesures de déflexion (enfoncement) sur les quelques chaussées qui commencent à dégeler.

Dans cette situation les barrières ne peuvent pas être levées.

Compte tenu des prévisions météo, le redoux qui s’annonce laisse à espérer que les investigations techniques de lundi prochain permettront de prendre une décision favorable partielle ou généralisée.

Rappel sur les Barrières de Dégel

Du fait des températures très froides constatées sur une longue période, les chaussées ont progressivement gelé en profondeur. Le réseau a fait l’objet d’opérations intenses de déneigement et de salages.
Dans le cadre du service hivernal, une mission de surveillance de la profondeur de gel dans la chaussée est assurée par le Conseil Général sur son réseau routier. La sauvegarde de ce patrimoine en dépend.

Cinq facteurs interviennent et risquent de dégrader partiellement ou totalement le corps de la chaussée : le gel, le trafic poids lourds, l’eau, la nature de la chaussée et la nature du sol.
Le risque intervient au moment du dégel. La chaussée se comporte comme « une éponge » faisant remonter l’humidité sous-jacente par capillarité. Les chaussées dites hors gel ne sont pas vulnérables puisque l’eau ne peut y pénétrer. Par contre, une chaussée gélive peut se trouver gorgée d’eau. Le passage d’un seul poids lourd peut alors faire des dégâts importants. Le réseau départemental tarnais est constitué de plus de 90% de chaussées gélives.

Schéma explicatif :

Barrières de dégel - Schéma explicatif

La détermination de la profondeur de gel est faite à l’aide de mesures (cryopédomètres présents en permanence sur le réseau routier) d’estimation à l’aide des relevés de température Météo France, complétés si nécessaire par des sondages in situ.
L’analyse des valeurs rencontrées depuis le début de la période de froid montre que la profondeur du gel se situe entre 18 cm (Gaillac) et 62 cm (Alban).
L’épaisseur des chaussées Tarnaises est en moyenne de 50cm pour le réseau de 1ère catégorie (liaisons interdépartementales : 538 km), 40 cm pour le réseau de 2ème catégorie (voies de liaisons départementales : 973 km), 30 cm pour le réseau de 2ème catégorie (dessertes locales : 2 616 km).
Le risque de dégradation existe lorsque la profondeur de gel est supérieure à l’épaisseur de la chaussée.
En conséquence, compte tenu des profondeurs de gel, de leur localisation géographique et des épaisseurs de chaussée, il est nécessaire de poser des barrières de dégel.
Une barrière de dégel consiste à limiter le tonnage dans tout ou partie du réseau routier.
Dans le cas présent, il s’agit de protéger les routes de catégorie 2 et 3 situées à l’Est d’une ligne Pampelonne, Carmaux, Albi, Castres, Sorèze.
Ces barrières, consistant en la pose de limitation de tonnage, doivent être posées du début à la fin de la période de dégel complétée si nécessaire par une période d’évacuation totale de l’eau contenue dans la chaussée. La durée globale est en général d’au minimum 5 jours.
La limite de tonnage retenue comme seuil de préservation des routes concernées est de 12 tonnes.

Barrières de dégel - Carte du Tarn en Février 2012

Tous les véhicules à vide, les véhicules chargés mais dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est à inférieur ou égal à 12 tonnes, ainsi que les véhicules d’un PTAC supérieur à 12 tonnes mais dont la charge transportée reste inférieure ou égale à la moitié de la charge utile, sont autorisés à circuler sur les routes départementales soumises aux barrières de dégel.

Les véhicules de secours ne sont pas concernés par cette restriction de circulation, il en est de même des véhicules de transport en commun de personnes.

Les restrictions imposées par les barrières de dégel à 12 tonnes concernent tout le réseau secondaire.
Seuls les poids lourds et les véhicules agricoles correspondant aux configurations ci-dessous sont autorisés à circuler sur le réseau secondaire

Barrières de dégel - Vèhicule autorisés à circulerdans le Tarn en Février 2012

Sources et illustrations : Communiqué Barrières de Dégel et Bulletin d’information du Conseil général du Tarn – Février 2012 n°16

Une réflexion au sujet de « Barrières de dégel, le point sur la situation dans le Tarn »

  1. Merci pour ces explications qui lèvent tous les doutes sur l’autorisation de circulation sur les routes de France. Un petit bémol sur les tracteurs et semi en rouge qui sans lire les explications pourraient faire croire que c’est interdit, si vous pouviez les illustrer en bleu ce serait parfait !

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